Résultats du sondage sur les évènements généalogiques

En fin d’année 2019, GénéAgenda en partenariat avec le blog Généalogie-Pratique avons organisé un sondage auprès des généalogistes sur le thème des salons généalogiques.

Les événements généalogiques sont nombreux et variés en France, on en compte plusieurs centaines chaque année sur tout le territoire.
Ces dernières années, la généalogie a fortement changé dans ses outils, ses méthodes, ses acteurs et ses finalités, mais paradoxalement, les manifestations ont peu évoluées.
Les résultats de ce sondage inédit nous éclairent sur les habitudes et les envies des généalogistes français en la matière, et tordent le cou aux idées trop souvent reçues…

Précisions: ce sondage a été réalisé avant la pandémie et la création des premiers salons virtuels de généalogie qui en ont découlé. L’aspect virtuel des événements généalogiques n’est donc pas abordé ici.


Quelques idées force (pour les plus pressés) :
  • Ceux qui ne fréquentent pas les événements ne le font pas par manque d’intérêt, mais plutôt parce qu’ils ne sont pas au courant, ou parce qu’il n’y a pas de manifestations près de chez eux
  • Les généalogistes qui fréquentent les salons veulent pouvoir le faire encore plus souvent, et plébiscitent l’expertise généalogique
  • Les salons généalogiques avec des animations plurielles (stands, conférences, ateliers) et une grande diversité d’exposants, ont la faveur du public
  • Les généalogistes recherchent sur les salons du contenu, des nouveautés et de l’expertise. L’attente est forte pour les conférences et les ateliers
  • Bien que gratuit, le salon généalogique représente une opportunité d’achats pour les visiteurs et les associations présentes en sont aussi les bénéficiaires
  • La gratuité des salons est une particularité française, pour autant deux tiers des sondés continueraient à fréquenter les salons même si l’entrée était payante… à la condition d’en avoir pour leur argent !
Le sondage en détail (pour les plus curieux) :

Fréquentation des événements généalogiques



Un tiers des personnes ayant accepté de participer au sondage n’ont pas fréquenté d’événements généalogiques ces 3 dernières années.
Ceux qui fréquentent les événements généalogiques sont majoritairement adhérents d’une association généalogique (82%), proportion qui tombe à 18% pour ceux qui ne les fréquentent pas. Les habitués des événements ont un peu plus d’ancienneté dans la pratique généalogique que les non assidus, mais l’écart n’est pas énorme. Il n’est pas constaté d’écarts importants dans la différence d’âge des deux catégories : environ 90% des répondants ont plus de 40 ans.

Ce qu’il faut en retenir :

  • Un tiers des généalogistes sondés n’ont pas fréquenté d’événements généalogiques au cours des 3 dernières années. Ceci souligne le potentiel de conquête pour les organisateurs, car ramener à l’ensemble des généalogistes, cela fait des centaines de milliers de visiteurs en puissance.
  • Ceux qui ne fréquentent pas les événements sont majoritairement non-adhérents d’associations généalogiques : cela peut traduire qu’ils sont moins informés des événements existants, et qu’il faudra pour les organisateurs communiquer en dehors des bulletins internes auxquels ils ne sont pas abonnés.


L’avis de ceux qui ne fréquentent pas les événements généalogiques

Près de la moitié de personnes n’ayant pas fréquenté d’événements généalogiques l’explique par le fait qu’ils n’ont pas eu connaissance d’un événement susceptible de les intéresser. Les deux autres explications, à égalité, concernent l’absence d’événement à proximité de chez eux (mais en ont-ils seulement connaissance ?) et le manque de disponibilités personnelles. A noter que quelques personnes ne fréquentent pas les salons généalogiques parce qu’ils sont trop chers ! Quand on sait que 99% des événements généalogiques français sont gratuits, on peut s’interroger…

Ce qu’il faut en retenir :

  • Le manque d’intérêt pour ces manifestations (considérées comme peu intéressante ou toujours pareilles) est marginal (seulement 15%). Ceci vient fortement contredire l’idée qui circule selon laquelle les événements généalogiques n’intéressent plus personne.
  • Près de la moitié des personnes (44%), déclare qu’ils n’ont pas connaissance d’événements dans leur département. Même s’il faut tenir compte du fait que certains départements sont des déserts événementiels (au niveau de la généalogie), la méconnaissance de manifestations est le plus souvent à l’origine de la non fréquentation des salons généalogiques.



A travers cette question, il s’agit de déterminer ce qui donnerait le plus envie de venir aux généalogistes non assidus aux événements généalogiques. La recherche de proximité d’un événement (qui a lieu dans le département du généalogiste) est sans contexte la plus grande motivation pour se déplacer. Suivent de près, l’envie d’avoir des conseils personnalisés et d’y trouver des animations. Le gigantisme (salon avec beaucoup d’exposants) ou la présence de stands commerciaux ne semble pas être, à eux seuls, des ressorts suffisants pour inciter les indécis.

Ce qu’il faut en retenir :
La proximité, le conseil personnalisé et les animations semblent être les meilleurs atouts pour faire venir les non habitués aux événements généalogiques. En un mot, les généalogistes veulent du contenu : une simple exposition, voire une porte ouverte en présence de la seule association organisatrice ne devraient donc pas être en mesure de déplacer les foules.



Ceux qui ne fréquentent pas d’événements généalogiques considèrent à 82% que les outils les plus adaptés pour prendre connaissance des événements sont prioritairement : un site dédié à ce sujet, un système d’alertes mails et les réseaux sociaux.

Ce qu’il faut en retenir :
La généalogie n’échappe à la tendance actuelle : les utilisateurs préfèrent majoritairement que l’information parviennent à eux comme avec les réseaux sociaux, les newsletters… que d’aller chercher l’information comme par exemple aller acheter une revue/un journal ou faire une recherche sur internet. L’équipe de GénéAgenda se félicite de ces résultats : notre site, spécialisé dans l’événementiel généalogique, propose des alertes mails gratuites et communique largement sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter).

En synthèse :

Ceux qui ne fréquentent pas les événements généalogiques sont majoritairement non adhérents d’associations généalogiques. Cette cible sera donc très profitable aux organisateurs pour gonfler les rangs de leur association. La ritournelle consistant à dire que les salons généalogiques n’intéressent plus les généalogistes est désavouée : ils ne sont que 15% à n’y trouver que peu d’intérêt ! Les raisons sont autres, et la plus claire d’entre elles réside dans le fait que pour participer à un événement généalogique, encore faut-il en avoir connaissance ! En effet, près de la moitié des généalogistes déclarant ne pas fréquenter ces événements avouent que c’est tout simplement parce qu’ils n’en ont pas connaissance…

Pour attirer ces généalogistes, au-delà de l’impérieuse nécessité de les informer, il faudra des événements de proximité (à l’échelle du département), et mettre en avant la possibilité de conseils personnalisés (pour avancer et débloquer leur généalogie) ainsi que la présence d’animations. Quant à la communication, pour les cibler, il faudra sortir des médias généalogiques traditionnels, et développer l’usage des réseaux sociaux et des sites spécialisés dans l’événementiel généalogique.

 


Habitudes de fréquentation



Parmi les généalogistes qui fréquentent les événements généalogiques, un tiers (36%) n’assistent qu’à une seule manifestation, et un quart (23%) à deux manifestations maximum. Ainsi, au total, 59% des sondés participent à 1 ou 2 manifestations par an.
Près d’un tiers, en font entre 3 et 5 par an.

Ce qu’il faut en retenir :
On entend souvent dire que le public des salons généalogiques est toujours le même.
Il est vrai que certains généalogistes fréquentent les mêmes salons tous les ans, mais globalement, à l’exception de quelques férus, le public de passionnés change d’un événement à l’autre. Il est donc souhaitable pour les organisateurs de se démarquer des autres événements (dans la formule ou le contenu) afin de faire venir un autre public de proximité.



61% des sondés, estiment qu’il faudrait plus d’événements généalogiques. Voilà qui tord le cou aux idées qui circulent selon lesquelles les manifestations généalogiques seraient surannées. A noter que ceux qui souhaitent plus d’événements sont « conformes » aux profils des sondés : ils ne sont ni plus jeunes, ni plus vieux, ils ne sont pas plus adhérents d’associations que les autres et ils n’ont pas plus d’ancienneté généalogique que le panel.

Ce qu’il faut en retenir :
En somme, majoritairement, les généalogistes qui fréquentent déjà des manifestations généalogiques en veulent plus. Reste à savoir, maintenant ce qu’ils veulent, et c’est justement le sujet de la question suivante…


Assurément, ceux qui fréquentent les événements en veulent toujours plus, et sous toutes les formes ! En tête des souhaits, les sondés expriment l’envie de bénéficier de plus de salons généalogiques, de plus d’ateliers organisés par les AD/AM, et de plus de conférences généalogiques (respectivement 22%, 22% et 21%). Suivent de près, l’envie qu’on leur propose des ateliers (organisés par les associations) et des expositions.

Ce qu’il faut en retenir :
Les généalogistes veulent de la diversité dans les événements généalogiques. Avec une certaine préférence pour les événements axés sur l’expertise généalogique : salons (avec des spécialistes associatifs et professionnels), ateliers organisés par les experts des Services d’Archives, et conférences (qui par définition sont animées par des experts)… Et il y a fort à parier que les associations qui diversifient leurs offres événementielles seront gagnantes pour attirer à elle le public le plus large.

Synthèse sur les habitudes de fréquentation :

Bon nombre de généalogistes habitués des événements généalogiques en fréquentent plusieurs dans l’année. Loin de s’en lasser, les sondés réclament majoritairement plus d’événements généalogiques, avec une prédilection pour ceux bénéficiant de la présence d’experts. Depuis plusieurs mois, GeneAgenda a accentué sa communication auprès des AD pour qu’ils annoncent leurs activités. Ainsi, près d’un quart de nos annonces en 2019 concernaient des ateliers ou des conférences organisés par les AD.


Types d’événements fréquentés et zone d’influence


Les généalogistes veulent, comme on l’a vu à la question précédente, de la diversité, mais quand il s’agit de l’événement qu’ils préfèrent, les choix sont plus marqués.
38% des généalogistes interrogés préfèrent les salons généalogiques (avec présence d’associations et de professionnels). Loin derrière, on trouve les ateliers des AD (24%) et les conférences (21%).
Les ateliers organisés par les associations elles même et les conférences (sans exposants) sont nettement moins plébiscités.

Ce qu’il faut en retenir :
La formule événementielle du salon, regroupant diverses animations (stands, conférences, ateliers…), bénéficie de la faveur du public, ce qui est logique puisque la pluralité de l’offre permettra de répondre plus largement au besoin des visiteurs.


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Près d’un tiers des sondés déclare se déplacer pour des événements généalogiques à l’échelle de leur région, et un quart, à l’échelle des départements.
L’étude révèle donc que le plus gros potentiel de visiteurs va bien au-delà de la zone de chalandise strictement locale d’une animation généalogique.

Ce qu’il faut en retenir :
La communication locale, même si elle reste évidemment indispensable, ne doit pas être la seule mise en œuvre. L’évènement doit être médiatisé à l’échelle de la région, voire du pays, pour avoir une chance d’attirer les « exilés généalogiques » qui n’habitent pas les terres de leurs ancêtres.


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Comme vu précédemment, les généalogistes interrogés sont, pour une majorité d’entre eux, prêts à se déplacer pour assister à une animation généalogique. Et ce qui incitera le plus un généalogiste à se déplacer loin de chez lui est l’offre de conférences (27%).
Un évènement organisé autour d’un grand nombre d’exposants (associations et professionnels) sera, pour 39%, le meilleur motif pour se déplacer plus loin que d’habitude.
La présence sur place d’offres commerciales (réductions, tombolas, cadeaux…) est moins de nature à attirer les généalogistes éloignés (seulement 9% des réponses).

Ce qu’il faut en retenir
C’est une évidence, les salons à vocations nationale et régionale attirent plus les visiteurs éloignés. Mais les organisateurs auront tout à gagner en prévoyant des conférences diversifiées, tout comme des exposants aux profils variés : associations, stands marchands et généalogistes professionnels.

Synthèse sur l’attractivité géographique des événements généalogiques

Les événements de type salons généalogiques sont les plus prisés et ceux qui attirent le plus les généalogistes les plus éloignés.
Les événements bénéficiant d’une grande diversité d’exposants et proposant des conférences ont largement la préférence de la communauté généalogique.


L’information pré-événementielle : source et pertinence


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L’association généalogique (via son site ou son bulletin interne le cas échéant) est le canal privilégié pour avoir connaissance des évènements généalogiques (30%).
Les réseaux sociaux sont aussi des médias très prisés dans la recherche d’évènements généalogiques (25%) pour autant, cette donnée est biaisée dans la mesure où le présent sondage a largement été diffusé par l’intermédiaire de ces dits réseaux. Il est probable que le poids des réseaux sociaux soit en réalité plus comparable à celui des sites internet dédiés aux événements généalogiques (17%) et des revues généalogiques nationales (17%).

Ce qu’il faut en retenir :
L’ensemble de ces canaux (associations, réseaux sociaux, sites dédiés et média presse) assure 90% de la communication événementielle, autant dire qu’il ne faut pas s’en passer quand on veut promouvoir une animation… Aussi divers soient-ils, ces outils ont en commun de ne pouvoir favorablement véhiculer un message qu’avec un visuel, c’est-à-dire une affiche. Il est donc vain d’organiser un événement sans réaliser un support de communication, même de façon artisanale.
A noter que si l’association veut élargir sa cible, notamment auprès des non généalogistes, il faudra qu’elle utilise d’autres canaux que ceux-là.


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A cette question, 54% des personnes interrogées estiment être suffisamment informés.
L’échantillon portant sur des personnes fréquentant des événements, et par définition plutôt à l’affut de ce genre de communication, on peut raisonnablement estimer que dans le reste de la population généalogique le besoin d’information est beaucoup plus marqué.

Ce qu’il faut en retenir :
Si seulement 54% des sondés (dont on peut penser qu’ils ont une certaine appétence pour les événements généalogiques puisqu’ils ont répondu au sondage) estiment être suffisamment informés, la proportion doit chuter largement pour les autres généalogistes, et plus encore pour les débutants ou les non généalogistes.
Si les organisateurs d’initiatives événementielles veulent faire connaître leurs manifestations au plus grand nombre, il est nécessaire d’y consacrer plus d’énergie et d’efficience, en multipliant les canaux de communication.


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Dans le monde de l’événementiel, un défaut de connaissance du public entraine fatalement le risque de rater l’événement, ce qui est arrivé à plus de la moitié des généalogistes interrogés (58% déclarent avoir manqué un événement faute de l’avoir su !).


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Si les informations relatives aux horaires et adresses de l’événement sont jugées nettement suffisantes (respectivement 95 et 91%), l’avis est plus mitigé pour les conférences (64%), et les animations (54%).
Un léger défaut de communication existe concernant les exposants présents (la moitié des sondés juge cette information manquante).
Même si ces éléments paraissent moins stratégiques, les personnes interrogées évoquent aussi des carences quant à l’information relative aux possibilités de restauration et hébergement. Ces éléments, d’ordre matériel, conditionnent le budget d’un déplacement, et donc, pour certains, la faisabilité du voyage.

Ce qu’il faut en retenir :
La communication événementielle ne doit pas faire l’impasse sur les éléments essentiels de l’organisation (horaires, lieu, nature des animations), et le cas échéant, l’organisateur doit pouvoir donner la possibilité aux personnes intéressées d’en savoir plus par un programme détaillé, à disposition de tous, en amont de l’évènement.
Trop souvent, le programme détaillé n’est disponible qu’à l’accueil du salon. Même si cela peut être utile, l’essentiel des plaquettes d’informations doivent être distribuées en amont et à l’extérieur du lieu de rencontre…

Synthèse sur l’information pré-événementielle :
Pour faire connaître un événement, il n’y a guère de surprise : il faut multiplier et diversifier les canaux communication, qu’ils soient généalogiques ou non.
Les habitués auront le plus souvent l’information par un biais ou par un autre, notamment à travers le bulletin de liaison de l’organisateur si c’est une association. Mais l’enjeu de tout organisateur est aussi de capter des nouveaux visiteurs, faire découvrir la généalogie à des gens qui n’en font pas, et là, la revue de l’association ne sera d’aucune utilité.


L’offre sur les salons généalogiques


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Les conférences constituent ce que préfèrent le plus les visiteurs de salons (64% des choix), suivis de très près par la rencontre avec les associations généalogiques (61%).
Plus de la moitié des sondés (55%) se plait à découvrir sur place les nouveautés (livres, arbres, logiciels…), et bénéficier d’une aide personnalisée dans leurs recherches (51%).

Ce qu’il faut en retenir :
Encore une fois les conférences sont à l’honneur, elles ont la préférence des visiteurs.
Plus de la moitié des sondés a déclaré que ce qu’ils appréciaient le plus était de trouver sur place les nouveautés généalogiques. Ceci reflète un fort engouement pour la présence de stands marchands sur lesquels ils trouveront leur bonheur.
La recherche d’aide pour lever les blocages généalogiques est aussi assez prisée : les visiteurs souhaitent bénéficier de l’expertise des associations et des professionnels.
Ainsi, si l’on en croit les préférences des visiteurs de salons, la formule la plus plébiscitée serait celle d’un événement alliant stands associatifs et stands commerciaux, avec des conférences au programme !


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Le désintérêt le plus massif porte sur les stands sans rapport avec la généalogie, cité par les ¾ des sondés.
Naturellement, les associations généalogiques sans rapport avec la région d’origine des sondés trouvent peu d’intérêt à leurs yeux (36%), mais chacun ayant des origines différentes, le besoin de l’un ne correspond pas au besoin de l’autre, et il faut bien de la diversité géographique pour contenter tout le monde !
Les généalogistes professionnels n’ont pas grâce auprès d’un tiers des sondés, ce qui signifie également qu’ils peuvent aussi potentiellement intéresser les 2/3 restants…

Ce qu’il faut en retenir :
Les généalogistes portent moins leur dévolu sur ce qui ne concernent pas directement la généalogie, mais sont loin de rejeter massivement les professionnels du monde généalogique (commerçants ou généalogistes professionnels).
Quand les murs d’une salle accueillant un salon sont trop étroits, l’organisateur aura toujours plus intérêt à concentrer son offre sur les stands généalogiques plutôt que chercher à diversifier tous azimuts !


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Les deux questions précédentes abordaient les préférences des visiteurs de salons (ce qu’ils préfèrent le plus et le moins). La présente question aborde les raisons qui pousseraient les visiteurs à fréquenter plus de salons.
La présence de stands institutionnels est mise en avant par 59% des sondés, suivis par les souhaits d’un plus grand nombre d’ateliers/formations (46%), d’associations généalogiques (41%) et de conférences (39%).

Ce qu’il faut en retenir :
Les stands institutionnels et les ateliers/formations n’étant pas les plus courants sur les salons généalogiques, il est logique qu’ils puissent faire la différence pour attirer toujours plus monde.


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La réponse à cette question était libre et portait sur l’animation, l’activité ou le stand qui peut manquer sur un salon. Plus d’un tiers des sondés y a répondu.
Parmi les stands qui font le plus défaut, figurent les stands institutionnels (AN, AD, AN), ceux des éditeurs de logiciels, ainsi que ceux des généalogistes professionnels.
Ont aussi été cités : les imprimeurs spécialisés en généalogie, les paléographes, biographes, revues généalogiques, généarboristes, et vendeurs de cartes postales anciennes.
Le besoin de conseils personnalisés est fortement exprimé : celui de spécialistes sur des archives particulières (militaires, foncières, notariales…), tout autant que des spécialistes sur des pays étrangers.
Les sondés ont aussi formulé le besoin de pouvoir exposer personnellement leurs blocages ou leurs difficultés pour trouver de l’aide. Ainsi, la présence d’experts, le plus souvent généalogistes professionnels, est régulièrement formulée.
Côté organisationnel, certains ont exprimé le souhait de pouvoir consulter seuls les bases de données d’associations ou de sociétés, quand d’autres voudraient bénéficier d’un espace réservé aux échanges et à la discussion.
Nous retiendrons également l’idée originale d’un généalogiste suggérant de pouvoir soumettre à l’avance une épine généalogique personnelle aux organisateurs et bénéficier sur place d’une réponse ou une méthodologie adaptée pour la résoudre.


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Comme en écho à la question précédente, la possibilité de consultation d’experts en généalogie recueille 72% d’avis favorables (les sondés seraient intéressés).
L’idée de pouvoir bénéficier de la présence d’un expert en photos arrive en seconde préférence (52%).
Les animations d’histoire vivante, ainsi que les consultations d’expert en objet militaires ou de famille recueille chacun environ un quart d’avis favorables.

Ce qu’il faut en retenir :
L’idée de bénéficier de la présence d’experts est plutôt jugée positivement par les généalogistes fréquentant les salons, sachant que les experts en généalogie et en photos sont plus plébiscités que les autres.
Sans vouloir tout calquer du modèle événementiel généalogique anglo-saxon, certaines de leurs spécifictés auraient incontestablement du succès en France.


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Les avis des sondés sont assez contrastés. Moins d’un tiers des sondés (31%) n’accepterait pas de participer financièrement à de telles animations, que ce soient par l’intermédiaire d’une entrée payante ou d’une participation aux consultations.
Mais 26% n’y sont pas opposés, et 42% préféreraient que la tarification de ces services soit impactée uniquement sur ceux qui bénéficient de ces animations.

Ce qu’il faut en retenir :
Avec la tradition française de gratuité de la quasi-unanimité des salons généalogiques, on aurait pu s’attendre à un refus massif de contreparties financières. La position des généalogistes est plus nuancée : en offrant plus de contenu dans une manifestation, beaucoup ne sont pas hostiles à sortir le porte-monnaie pour en bénéficier.


Synthèse sur l’offre souhaitée en salon généalogique

Les amateurs de salons généalogiques recherchent du contenu, des nouveautés et de l’expertise. Les conférences et les ateliers sont plébiscités, de même que l’expertise qu’ils peuvent trouver auprès des associations généalogiques, des généalogistes professionnels et des Services d’Archives.
Les nouveautés seront aussi recherchées auprès des stands marchands voire associatifs.
A l’inverse, les stands non généalogiques n’ont pas la préférence des visiteurs. A l’image des salons généalogiques anglo-saxons, les généalogistes français sont à la recherche de spécialistes après desquels ils pourraient bénéficier d’expertise : la présence de généalogistes professionnels (spécialisés ou non) et d’experts en photographie est plutot attendue dans les événements hexagonaux.


Les dépenses à l’occasion des salons généalogiques



Une très grande majorité de généalogistes (84%) fréquentant les salons a déjà dépensé de l’argent sur place. Précisons qu’il n’a pas été décelé de corrélation entre la réponse à cette question et les choix de la question précédente : ceux qui sont retissant à payer pour des animations supplémentaires ne sont pas ceux qui ne dépensent rien sur les salons.

Ce qu’il faut en retenir :
Bien que très majoritairement gratuits, les salons généalogiques sont une occasion de dépenses sur place, reste à savoir pour quels types de dépenses…



Les produits généalogiques (livres, arbres, revues, logiciels…) représentent 46% des occasions de dépenses sur un salon. A noter qu’il n’a été demandé de spécifier la nature du stand (stand marchand ou stand associatif), certaines associations ayant une activité marchande sur salon (ce point sera analysé dans une des questions suivantes). La seconde occasion de dépenses est liée à la nourriture et aux boissons consommées sur place (25% des occasions de dépenses).
Les souscriptions d’adhésions (ou ré-adhésions) sont citées dans 22% des cas, ce qui souligne l’intérêt des salons pour le maintien ou la conquête d’adhérents.
La souscription d’abonnements à des services en ligne (Filae, Généanet…) reste marginale (7% des occasions de dépenses) tout autant que les prestations de recherches généalogiques (1%).
Soulignons toutefois que dans le premier cas, ces sociétés ne sont pas très présentes sur les salons. Quant aux généalogistes professionnels, il est rare de signer un contrat de recherche sur le coin d’une table, la demande du client faisant l’objet le plus souvent d’un devis et donc d’une réponse différée.

Ce qu’il faut en retenir :
Les produits d’équipements généalogiques constituent la première occasion de dépenses sur les salons, ce qui laisse à penser que les stands marchands sont souhaités par les visiteurs.
Les organisateurs n’ayant pas de services de restauration ou de buvettes peuvent constater qu’avec un quart des occasions de dépenses, la mise en place d’une telle prestation pourrait leur être économiquement profitable.



Si 13% des sondés n’engagent habituellement aucune dépense sur un salon généalogique, près de 50% y consacrent moins de 50€ (tous postes de dépenses confondus). Près d’un tiers y consacre entre 50 et 100€, et 7% plus de 100€.

Ce qu’il faut en retenir :
Même si en France, l’entrée des salons de très majoritairement gratuite, ces évènements sont l’occasion d’y dépenser de l’argent, et pas toujours auprès du secteur marchand puisque les visiteurs y souscrivent parfois leur adhésion, font des achats sur
les stands des associations, et passent à la buvette le plus souvent tenue pas les associations organisatrices.



En complément d’une question précédente, celle-ci vise à déterminer le montant des achats par type de produits généalogiques, et/ou par type de stand.
Ainsi, 54% des sondés ont déjà effectué des achats sur les stands d’une ou de plusieurs associations, avec un panier d’achat inférieur à 50€ pour les ¾ d’entre eux. Ces achats peuvent correspondre à des revues, livres, arbres, DVD…édités par l’association elle-même. Ce montant ne comprend pas les adhésions éventuelles comme précisé dans la question.
Les produits généalogiques achetés sur un stand marchand sont le fait de 61% des sondés, dont, là aussi, les ¾ ont un panier moyen inférieur à 50€.
Les achats d’arbres ou d’impressions d’arbres sont réalisés par 20% des sondés, qui y consacrent majoritairement un montant inférieur à 50€ également.
Quant aux logiciels généalogiques, ¼ des sondés précise l’avoir déjà fait sur salon, sachant que plus de la moitié y consacre moins de 50€ (probablement des mises à jour) et que les autres y investissent entre 50 et 100 €.
Enfin, concernant les objets d’occasion (cartes postales et livres anciens), 25% des sondés y déclarent s’être laissé tenter, avec, là aussi, un budget ne dépassant guère les 50€.

Ce qu’il faut en retenir :
Si les achats de livres ou guides sur les stands marchands constituent un des premiers postes de dépenses des visiteurs de salons, les achats effectués sur les stands associatifs ne sont pas en reste. Et il y a d’ailleurs assez peu d’écart entre ces deux postes tant en terme d’occasions d’achat qu’en terme de budget.
Les achats d’arbres, de logiciels ou d’objet anciens sont assez loin derrière puisque seul un quart des visiteurs a déclaré y avoir déjà « succombé » sur les derniers salons visités.
Ces résultats mettent en évidence que les associations présentes sur les salons profitent elles aussi des impulsions d’achats des visiteurs, et que les marchands du temple ne sont pas toujours là où l’on croit !


41% des sondés ont déjà regretté l’absence d’un stand pour y effectuer des achats qu’ils avaient prévus. Dans 61% des cas, il s’agissait d’ouvrages généalogiques (guides, revues, livres).
Les vendeurs d’arbres généalogiques ou de logiciels ont fait défaut dans 16% et 11% des cas.

Ce qu’il faut en retenir :
Tous les visiteurs de salons généalogiques ne viennent pas pour faire des achats, mais près d’un visiteur sur deux regrettent parfois de n’avoir pu acquérir ce qu’il cherchait.
La vision de certains organisateurs bannissant toutes formes de commerce sur leur propre salon semble donc ne pas correspondre à ce que veulent un grand nombre de visiteurs.


A cette question binaire, 2/3 des sondés affirment qu’une entrée payante à un salon de généalogie ne les feraient pas renoncer à leur venue.

Ce qu’il faut retenir :
Malgré une tradition de gratuité des salons de généalogie en France (qui n’est pas toujours la pratique à l’étranger), l’idée d’un accès payant n’est pas rejeté massivement. Ceci est assurément une surprise !
Pour autant si un organisateur décide de faire payer les entrées, il devra probablement justifier cette politique tarifaire par des prestations originales et différentes des autres événements gratuits.


Parmi le 1/3 des sondés qui a déclaré renoncer à participer à un salon de généalogie si l’entrée était payante, seuls 61% de ceux-ci maintiennent ce refus lorsqu’on leur demande le montant maximum qu’ils accepteraient de mettre : 26% accepterait finalement quand même de payer entre 1 et 5€ l’entrée.
Pour ceux dont l’entrée payante n’est pas un obstacle, 52% accepterait de payer entre 6 et 10€, 27% entre 1 et 5€, et 17% entre 11 et 20€.

Ce qu’il faut retenir :
Là encore les résultats sont surprenants. Si 34% des sondés n’acceptent pas le principe de l’entrée payante (cf. question précédente), seuls 22% refusent effectivement de payer le moindre centime. Cela peut laisser penser que si ces personnes ne cautionnent pas le principe de l’entrée payante, certains accepteraient quand même de participer un peu.
Pour autant, il faut souligner que dans l’ensemble 64% des personnes interrogées accepteraient de payer entre 1 et 10€.
Sans être un plébiscite pour la tarification des salons, les organisateurs peuvent voir dans ces résultats une opportunité d’offrir des prestations à valeur ajoutée  (conférences, animations, expertises…) en contrepartie d’une petite participation financière des visiteurs. Mais il y a fort à parier qu’une manifestation qui devient payante alors qu’elle propose la même formule qu’auparavant n’aura pas les faveurs des habitués.

Synthèse sur les dépenses sur salon :
Voici probablement l’enseignement le plus original de ce sondage : les visiteurs de salons sont majoritairement des consommateurs. L’idée tenace selon laquelle le monde de la généalogie doit être le royaume de la totale gratuité est ici désavouée !
Ainsi, plus des ¾ des sondés dépensent de l’argent sur les salons : le plus souvent des livres, des revues ou des logiciels. Les deuxième et troisième postes de dépenses étant respectivement la nourriture/boissons et les règlements des cotisations.
Hors restauration, les dépenses moyennes sont majoritairement inférieures à 100€.
Ces dépenses profitent évidemment aux stands marchands, mais les associations ne sont pas en reste : plus de la moitié des sondés déclarent avoir fait des achats sur les stands associatifs (en dehors du règlement de la cotisation).
Non seulement les visiteurs dépensent sur place, mais beaucoup (41%) déplorent également parfois qu’il n’y ait pas de stands marchands.
Bien que l’entrée des salons généalogiques en France soit gratuite (à quelques rares exceptions près), les personnes interrogées ne rejettent pas l’idée de tarification : 2/3 d’entre elles viendrait sur les salons même si c’était payant, à la condition que le prix de l’entrée soit modéré, et que l’événement propose des contenus à valeur ajoutée.

 

Sondage réalisé en ligne du 18 octobre au 24 novembre 2019 auprès de 471 personnes appartenant à la communauté généalogique.
Infographie Laurent Monpouet – Généalogie Pratique
Analyse et rédaction: Alain ROUAULT – GénéAgenda
Crédit photo: Hennebont Généalogie

4 pensées sur “Résultats du sondage sur les évènements généalogiques

  1. Andrée

    interêt d’un salon virtuel ( hors pandémie reelle ou supposée ) ?

  2. Alain ROUAULT Auteur de l’article

    N’es tu pas bien placée (en qualité de membre de l’équipe organisationnelle de la semaine virtuelle de la Féd. Francaise de Généalogie) pour répondre à ta question ?

  3. Serge Thibaud

    très bon diagnostique de ce sondage, riche de renseignements divers, j’en retiendrai surtout une bonne animation diverses basée sur la généalogie au sens large comme le fait nos archives départementales de Vendée.
    un plus pour les arbres vierges ou déjà construits
    et bravo pour ces 2 sites qui ont fait ce sondage ou je n’ai pas participé car je me suis inscrit depuis
    continuer dans ce sens par vos mille infos régulières
    Merci

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